A
Acompte : C’est une somme d'argent remise par l'acheteur lors de la
signature d'un compromis ou d'une promesse de vente immobilière. Elle
engage, contrairement aux arrhes, définitivement l'acheteur et celui-ci ne
pourra se rétracter sauf à perdre ce dernier. Après versement de l'acompte,
sauf en cas de non réalisation des clauses suspensives, l'acheteur peut aussi
être contraint par le vendeur à verser le solde du prix. L'acompte représente
généralement 10% du prix de vente.
Acte authentique : C’est un acte rédigé par un officier public (un notaire le
plus souvent) et signé en sa présence. L'acte de vente immobilière est un
acte authentique, contrairement à la promesse et au compromis de vente qui
peuvent être signés directement entre les parties, sans intervention d'un
officier public.
Acte sous seing privé : C'est un acte rédigé et signé entre les parties avec
le concours éventuel d’un professionnel (agent immobilier, mandataire,
etc…).
Acte de vente : C’est un contrat par lequel l'acheteur devient définitivement
propriétaire d'un bien. L'acte de vente est un acte authentique, c'est-à-dire
rédigé par un notaire, signé en sa présence et publié au bureau des
hypothèques.
Administrateur de biens : C’est un professionnel qui assure, en tant que
mandataire, l'ensemble des opérations de gestion d'un immeuble. Ce terme
recouvre aussi celui de gérant d'immeubles ou syndic de copropriété.
Amortissement : C’est la planification du remboursement du capital et des
intérêts selon un calendrier ou échéancier déterminé. L'amortissement peut
être étalé dans le temps, en plusieurs mensualités (prêt amortissable
classique) ou effectué en une seule fois, à l'échéance finale (prêt in fine).
Apport personnel : Il représente la somme investie initialement dans
l’opération. Les banquiers analysent l'apport personnel en pourcentage du
montant total de l'opération. Si vous financez un projet d'une valeur de
2.000.000 Euros avec un apport personnel de 200.000 Euros, votre apport
est de 200.000 / 2.000.000 = 10%. Votre emprunt sera donc de 90 % du
montant de l’achat.
Architecte : C’est un professionnel de l'immobilier et de la construction. Sa
mission peut aller de la conception à la livraison des biens.
Arrhes : C’est une somme d'argent remise par l'acheteur lors de la signature
d'un compromis ou d'une promesse de vente immobilière. Contrairement à
l'acompte, les deux parties gardent la possibilité de se rétracter et de ne pas
réaliser la vente. Si l'acheteur se désiste, il abandonnera au vendeur la
totalité des arrhes. Si c'est le vendeur qui se désiste, il devra restituer à
l'acheteur le double du montant des arrhes.
Assemblée générale : Elle regroupe l’ensemble des copropriétaires ou des
colotis réunis au moins une fois par an. Les décisions adoptées en assemblée
générale font l’objet d’un compte-rendu dit procès-verbal.
Assurances : Certaines assurances sont obligatoires et doivent être
souscrites par le constructeur d'un logement afin de couvrir les dommages
ou dégâts éventuels. Il y a 3 types de garantie :
- La garantie de parfait achèvement (ou biennale) : Elle couvre les défauts
de construction et de conformité.
- La garantie de bon fonctionnement (ou quinquennale): Elle couvre les
défauts des éléments d'équipement du logement tels que les portes ou les
fenêtres.
- La garantie décennale : Elle couvre les dommages portant atteinte à la
solidité et à la pérennité du logement (essentiellement le gros oeuvre).
Assurance crédit : Elle a pour but de protéger l'emprunteur en cas de
maladie, d'invalidité ou de décès. L'assureur remboursant en effet à
l'organisme financier prêteur, le capital restant dû en cas de décès, ou les
échéances du prêt en cas de maladie ou d'invalidité.
L'assurance prêt : Elle ne doit pas obligatoirement être souscrite auprès
d’un établissement bancaire. Vous pouvez faire jouer la concurrence en
souscrivant une délégation d'assurance extérieure au partenaire habituel de
votre banquier.
L'assurance chômage ou perte d'emploi : Elle est optionnelle.
Contrairement à l'assurance décès, invalidité, incapacité, pour laquelle le
montant de la prime d'assurance est fixé pour toute la durée du prêt, les
primes payées sur certains contrats d'assurance contre la perte d'emploi
peuvent varier en cours de contrat.
Assurance décès invalidité : Cette assurance est souvent obligatoire pour
pouvoir contracter un crédit immobilier. L'assureur s'engage à prendre en
charge le remboursement du crédit en cas d'accident impliquant un décès ou
un état d'invalidité important ou à une incapacité de travail de l'emprunteur.
Assurance perte d’emploi : Cette assurance n'est pas obligatoire. En cas
de perte d'emploi, elle compense la perte de revenus de l'assuré en prenant
en charge temporairement tout ou partie des remboursements du crédit.
Astreinte : C’est une condamnation à payer des pénalités par jour ou mois
de retard dans l’exécution d’une décision judiciaire.
B
Bail ou contrat de location : C’est un document destiné à définir les
relations contractuelles entre un propriétaire et son locataire. Les baux
d’habitation pour une résidence principale sont régis par la loi du 6 Juillet
1989.
Bailleur : C’est la personne qui met en location un bien.
Bien immobilier : Il désigne un immeuble, un bâtiment, un terrain, un
fonds de commerce, une partie d’immeuble (appartement).
Bouquet : C’est le capital versé le jour de l’achat d’un bien en viager.
C
Cadastre : C’est une carte territoriale communale répertoriant l'ensemble
des biens immobiliers et fonciers faisant partie du territoire d'une commune
et précisant leur superficie. Il sert de base de référence pour le calcul de
certaines taxes et la taxe foncière notamment.
Cap : Certains crédits à taux révisable offrent un cap (dans le cas le prêt est
dit « capé »). Il s'agit d'un taux plafond que le taux révisable ne pourra dépasser, quelle que soit l'évolution de son indice de référence. Ce cap
protège l'emprunteur contre une hausse trop importante de l'indice de
référence.
Capacité de remboursement : C’est le montant maximum de la
mensualité que vous êtes susceptible de rembourser compte tenu de vos
charges et de vos revenus actuels, sans risque. Il est admis que les charges
de remboursement des différents crédits ne dépassent pas 1/3 de vos
revenus nets.
Caution : C’est la somme versée en dépôt par un locataire en garantie du
local loué. Ce terme désigne aussi la personne qui s’engage à rembourser les
dettes du locataire à sa place en cas de défaillance.
Cession : C’est la transmission d’un bien à titre gratuit (donation) ou à titre
onéreux (vente).
Charges : Ce sont les dépenses liées à l’entretien et au fonctionnement des
parties communes d’une copropriété ou d’une association syndicale.
Codicille : C’est le nom donné à une modification apportée à un testament.
Co-emprunteur : C’est une personne qui emprunte conjointement avec
l'emprunteur. Il est à ce titre tenu aux mêmes obligations que ce dernier et
doit participer solidairement au remboursement de l'emprunt. Les ressources
et charges de l'emprunteur et du co-emprunteur seront globalisées pour
déterminer le profil du risque bancaire.
Collatéral : Terme désignant les frère, soeur, oncle, tante, cousin et cousine.
Commission : Elle représente la rémunération des services effectués par
l’agent immobilier.
Communauté : C’est le régime matrimonial par lequel les époux décident de
mettre tout ou partie de leurs biens en commun.
Compromis de vente : C’est une promesse bilatérale de vente. Il engage
les deux parties (en droit c’est un contrat synallagmatique).
Conditions suspensives :Ce sont des clauses intégrées dans le compromis
ou la promesse de vente et dont la réalisation est nécessaire pour pouvoir signer l'acte de vente (par exemple, l'obtention d'un prêt bancaire). Si la
banque refuse le crédit à l'acheteur, il pourra se rétracter, le contrat sera nul
et l’acompte versé lui sera remboursé.
Conditions générales : Ce sont l’ensemble des règles types applicables à
tous les contrats sans tenir compte des conditions spéciales.
Conditions particulières : Ce sont l’ensemble des règles applicables à un
seul client. C’est le complément des conditions générales.
Contrat de réservation : C’est un contrat par lequel un vendeur s'engage à
réserver et vendre un logement neuf ou en cours de construction à un
acheteur ui doit en contrepartie verser un dépôt de garantie. Ce type de
contrat s'applique aux ventes d’immeubles vendus en l’état futur
d’achèvement dites VEFA (achats sur plans). L'acheteur dispose du délai de
rétractation de sept jours.
Copropriété : Elle consiste en un partage de la propriété d'un immeuble
entre plusieurs personnes, appelés copropriétaires. Chaque copropriétaire est titulaire d'un ou plusieurs lots comprenant :
- une partie privative.
- une quote-part des parties communes de l'immeuble (sol, cour, voie
d'accès, toiture, etc...). Cette quote-part est évaluée en tantièmes
(millièmes, dix millièmes...), qui est proportionnelle à la valeur du lot par
rapport à l’ensemble des autres lots de l'immeuble.
Le syndicat de copropriété est constitué de l'ensemble des copropriétaires, il
gère l'immeuble et propose via le syndic le vote des charges à payer par
chacun. Les décisions sont prises lors des assemblées générales.
COS (Coefficient d’occupation des sols) : C’est le pourcentage maximum
constructible d'un terrain qui se mesure dans le rapport exprimé en pourcentage entre la surface hors oeuvre constructible et la surface du
terrain. Ainsi, si le COS est par exemple de 0,5, cela signifie que la surface
totale du u des bâtiments constructibles ne doit pas dépasser 50% de la
surface totale du terrain.
Courtier : C’est un intermédiaire indépendant chargé par son mandant de
rechercher des clients potentiels, de préparer et de faciliter la conclusion de contrats avec ces derniers mais qui ne conclut jamais lui-même lesdits
contrats, même au nom de son client. Le courtier doit se conformer aux
instructions de son mandant, accomplir les diligences nécessaires à la
recherche de cocontractants, faire son possible pour rapprocher les parties et
rendre compte de sa mission. Il perçoit, à ce titre, une rémunération dite «
courtage » déterminée dans le contrat qui l’unit à son mandant et qui lui est,
en principe, due dès la conclusion du contrat qu’il a initié.
Coût total du crédit : C’est l’ensemble des charges supportées par
l'emprunteur sur la durée de son crédit. Aux intérêts calculés à partir du taux
nominal d'un crédit s'ajoutent les frais d'assurance, les frais de dossier et de
garantie. Le coût total du crédit est égal à la somme de toutes les
mensualités diminuée du montant du capital emprunté (appelé principal).
Crédirentier : C’est la personne qui vend un bien en viager et qui reçoit une
rente régulière versée par l’acheteur (débirentier).
Crédits subprimes : Ce sont des prêts hypothécaires pour l’achat de
logements, à taux variable mis en place aux USA consentis à fort taux
d’intérêts au profit de ménages modestes.
D
Débirentier : C’est la personne qui achète un bien en viager et qui verse
une rente régulière au vendeur (le crédirentier).
Débours : Ce sont l’ensemble des frais engagés par le notaire (ou officiers
publics) pour votre dossier (cadastre, conservation des hypothèques, etc…).
Déclaration d’intention d’aliéner (DIA) : C’est une déclaration à faire
auprès de la mairie (ou d’un organisme public) dans les communes qui
peuvent exercer le droit de préemption (ou dans des secteurs soumis à un
droit de préemption, celui des SAFER par exemple).
Délai de réflexion : L’emprunteur jouit d’un délai minimal de 10 jours pour
accepter ou refuser une offre de crédit après réception de celle-ci. Ce délai
est obligatoire et ne peut être réduit.
Dépôt de garantie : Il consiste en une avance versée par un acheteur au
constructeur ou au vendeur d'un logement dont la construction n'est pas
achevée (achat sur plans par exemple). Le dépôt de garantie est versé
concomitamment à la signature du contrat de réservation. Le montant du
dépôt de garantie est limité à : - 5% maximum du prix de vente, si le contrat
de vente définitif doit être signé d'ici 1 an, - 2% maximum du prix de vente,
si ce délai est de 1 à 2 ans. Le vendeur ne peut exiger de dépôt de garantie
si le délai prévu pour la vente est supérieur à 2 ans.
Descendants : Ce sont les enfants, petits-enfants, et arrières petitsenfants.
Dévolution successorale : C’est la manière dont sont partagés les biens
entre les héritiers (par exemple, 1/4 pour X, 1/2 pour Y, 1/4 pour Z).
Différé d’amortissement : C’est la période pendant laquelle l'emprunteur
ne rembourse pas le capital (pas d'amortissement), mais paye seulement
des intérêts. Un différé d'amortissement ne peut être obtenu que sous des
conditions particulières (exemple : prêt à taux 0%, prêt étudiant, etc…). Il
permet 'alléger les mensualités au début de la période de remboursement.
Don manuel : C’est la donation faite de la main à la main, sans passer par
un acte authentique.
Donataire : C’est la personne qui reçoit une donation.
Donateur : C’est la personne qui fait une donation.
Donation : C’est la transmission d’un bien effectuée du vivant de la
personne, dont le donateur n’attend aucune rémunération. La donation prend
effet immédiatement.
Droit de préemption : C’est le droit d'achat prioritaire permettant à une
personne privée ou à une administration publique de se porter acquéreur
d'un bien mmobilier avant tout autre acquéreur en cas de mise en vente de0
celui-ci.
Droits de mutation : Ce sont l’ensemble des impôts et taxes perçus par le
notaire lors d'une mutation immobilière pour le compte de l'Etat et des collectivités locales. Ils constituent une partie seulement de ce qu’on appelle
les frais de notaire.
E
Echéance : C’est la date à laquelle un paiement doit être effectué. Ce terme
désigne aussi la somme, le montant de ce paiement.
Euribor : C’est le taux auquel les banques se prêtent entre elles de l'argent
dans la zone euro. Ce taux est publié chaque jour à des échéances variables
(1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an). Il remplace le Pibor, (indice de la place de
Paris). L'Euribor sert souvent d'indice de référence pour les prêts à taux
variable proposés par certaines banques.
F
Frais de dossier : Ce sont des frais facturés par la banque au titre de
l'étude et du montage de votre prêt immobilier. Leur montant est d'environ
1% du capital emprunté. Il est plafonné ou nul pour certains prêts (prêts épargne logement, notamment …).
Frais de notaire : Tout contrat de vente immobilière doit faire l'objet d'un
acte authentique dressé par un notaire. A cette occasion, le notaire va
facturer des frais, communément appelés "frais de notaire". L'essentiel de
ces frais représente les taxes et impôts reversés à l'Etat et aux collectivités
locales.
Les frais de notaire se composent :
- Des droits de mutation: ils représentent l'essentiel des frais de notaire. Ce
sont des impôts que le notaire collecte mais qu'il reverse intégralement à
l'Etat et aux collectivités locales, s’élevant à 5,09 % en général en 2008.
- Des honoraires ou émoluments du notaire: c'est la rémunération du notaire à proprement parler. La majeure partie est fixée par un décret. Certains
actes ont des honoraires libres.
- Des débours : ce sont des frais administratifs que le notaire a engagés pour
votre compte, notamment le salaire du conservateur des hypothèques et
qu’il se fait rembourser.
- De frais divers : des frais seront également prélevés en cas de prise
d'hypothèque ou de privilège de prêteur de deniers par la banque.
Par conséquent seule une partie des « frais » servira à rémunérer le travail
du notaire.
Franchise : Pour un crédit, il s'agit de la période (durée) pendant laquelle
l'emprunteur ne rembourse ni le capital ni les intérêts de son emprunt. La
franchise s'oppose au différé d'amortissement qui est une période pendant
laquelle l'emprunteur ne rembourse pas le capital mais paye les intérêts.
Remarque : lors de l'application d'une assurance-crédit perte d'emploi ou
maladie, la franchise est la période suivant la survenance de l'événement,
pendant laquelle la prise en charge n'est pas encore activée, mise en place.
G
Garantie : C’est une protection permettant à l’établissement financier de se
faire rembourser le montant qu'il vous reste à payer en cas de défaut de paiement de votre part. Il existe plusieurs types de garanties :
- l'hypothèque,
- le Privilège de Prêteur de Deniers,
- la caution,
- le nantissement.
H
Héritier réservataire : C’est la personne qui bénéficie d’une réserve
d’héritage et que l’on ne peut légalement déshériter.
Hypothèque : C’est une garantie permettant à la banque d'obtenir la mise
en vente du bien que vous avez acquis si vous êtes dans l'incapacité de
payer vos mensualités et ce par priorité. La prise d'hypothèque occasionne
des frais, prélevés par le notaire. En cas de vente du bien avant l'échéance
du prêt contracté, vous devrez rembourser la banque et payer des frais de
mainlevée hypothécaire.
I
Immeuble : Par définition légale c’est « ce qui ne peut être déplacé
(appartement, maison, boutique, terrains etc…) ».
Indivision, biens indivis : Ce sont des biens qui sont détenus en commun
par plusieurs personnes.
Intérêts : En étant réducteur on peut dire qu’ils représentent la
rémunération de la banque qui vous prête de l'argent. Les intérêts sont
calculés chaque mois en multipliant le taux mensuel de votre emprunt par le
montant de capital restant à rembourser à un instant donné.
Investissement locatif : C’est un terme qui désigne un achat immobilier
destiné à être mis en location en vue d’obtenir des revenus locatifs.
Impôt ISF : C’est l’abréviation de « Impôt Sur la Fortune » auquel vous êtes
assujetti si votre patrimoine taxable est supérieur à 770.000 Euros au 1er
janvier 2008. Ce plancher est réactualisé chaque année par la loi des
Finances.
L
Légataire : C’est la personne qui a reçu un bien par testament.
Legs : Il représente le bien qui a été transmis par testament.
Libéralités : C’est un terme juridique attribué aux donations et aux
testaments.
Loi Besson : La loi Besson qui concerne les particuliers qui investissent dans
un logement neuf ou ancien destiné à la location, permet de déduire de
l’assiette des revenus fonciers, outre les intérêts d'emprunt et les charges
foncières, l'amortissement du prix de revient de l'immeuble. Certaines
conditions de plafond de loyers et de ressources du locataire doivent être
respectés. Ces conditions sont actualisées par décret chaque année.
Loi Carrez : Lors de la vente d’un lot de copropriété d'une superficie
supérieure à 8 m2, la surface dite « CARREZ » doit être mentionnée dans les
actes. Si vous ne mentionnez pas cette superficie dans la promesse ou
compromis de vente, votre acquéreur pourrait invoquer la nullité de la
promesse dans le mois qui suit la signature de l'acte définitif. Toutefois, il
perd cette faculté dès lors que la superficie est mentionnée dans l'acte de
vente notarié. Si la surface mentionnée dans l’acte est inférieure de plus de 5
% à la surface réelle, l'acquéreur dispose alors d'un an, à compter de la
signature de l'acte définitif, pour obtenir une diminution de prix
proportionnelle à la surface manquante.
Loi Chatel : Cette loi, entrée en vigueur en juillet 2005, vise à informer les
particuliers sur leur faculté de résiliation de leurs contrats (assurance auto, assurance moto, habitation, mandats divers, etc.) A chaque échéance de la
garantie (tous les ans en général) l’assureur doit désormais informer son
client de sa possibilité de résilier le contrat. L’assuré à ainsi 20 jours pour
changer d’assureur s’il le désire. De plus, si cette information n’était pas
communiquée à l’assuré, ce dernier pourrait résilier son contrat à tout
moment, et ce sans frais. Le consommateur n’a plus à penser de lui-même à
prendre contact avec son assureur s’il souhaite changer de contrat. C’est
l’assureur qui doit lui signaler cette faculté.
Loi de Robien : La loi de Robien permet de limiter voire de ne pas payer
d’impôts sur les revenus locatifs générés par l’immeuble loué et de faire
baisser, voire annuler le montant des impôts sur le revenu. Certaines
conditions sont cependant nécessaires :
- La location de locaux nus doit porter sur un minimum de 9 années à usage
de résidence principale (les ascendants et descendants peuvent aussi en bénéficier).
- Les loyers mensuels sont plafonnés (en fonction de la localisation
géographique du logement). Avantages fiscaux : Les loyers perçus
bénéficient d’abattements spéciaux et de la faculté d’amortissement du prix
d’achat.
Loi Malraux : Les investisseurs dans les secteurs classés Malraux ou dans
des immeubles classés Monuments Historiques bénéficient des avantages
fiscaux suivants :
- déduction du déficit foncier (loyers - frais de rénovation) du revenu général
sans limitation.
- imputation des déficits fonciers sur les revenus généraux (qui sont
définitivement acquis après 3 ans de détention).
- report du déficit possible sur 5 ans sur les revenus globaux et 10 ans sur
les revenus fonciers.
- monuments Historiques : exonération conditionnelle de droits de
succession.
Loi Paul et Girardin : Elle est entrée en vigueur au 1er janvier 2001. Le
dispositif appelé Loi Paul remplace l'ancienne Loi Pons, qui avait été mise en
place en 1986. Elle permet l'acquisition d'un bien immobilier neuf dans les
DOM-TOM, assorti de fortes réductions d'impôt.
M
Main levée : C’est un acte notarié qui met fin aux effets d'une hypothèque.
Cet acte engendre des frais, appelés frais de main levée.
Maître oeuvre : C’est la personne ou entreprise désignée par le maître de
l’ouvrage qui est chargée de mener à bien la construction de l’immeuble.
Cette fonction est généralement assumée par l'architecte ou le constructeur.
Maître d’ouvrage : C’est la personne pour le compte de laquelle est
exécutée la construction d'un immeuble. Ce terme désigne généralement le
promoteur ou le particulier construisant pour son propre compte.
Mandant : Il désigne la personne qui donne mandat (autorisation) à
quelqu’un (le mandataire) pour faire quelque chose à sa place.
Mandat : C’est l’acte par lequel une personne (le mandant) donne à une
autre personne (le mandataire) le pouvoir d’accomplir en son nom un ou
plusieurs actes juridiques comme la vente, la location, ou la gestion d’un
bien. Les administrateurs de biens et les agents immobiliers doivent
obligatoirement détenir un mandat du propriétaire selon la loi.
Mandataire : C’est la personne qui reçoit un mandat (une autorisation)
d’une personne (le mandant) pour faire quelque chose à sa place.
Marchand de biens : C’est une société ou un particulier qui a le statut
juridique de commerçant qui achète pour son compte un bien immobilier
destiné à la revente (avec ou sans travaux), en vue de réaliser des
bénéfices.
Mensualité : C’est la somme payée chaque mois pour rembourser un
emprunt. Une mensualité est constituée en partie du remboursement du
capital et en partie d'intérêts et de frais financiers. La part des intérêts
décroît généralement avec le temps. L’ensemble est représenté dans un
tableau dit « tableau d’amortissement ».
Meubles : Par définition légale est « ce qui peut être facilement déplacé ».
Par exemple, les meubles qui garnissent un logement sont appelés meubles
meublants.
N
Nantissement : C'est un contrat immobilier par lequel l'emprunteur remet à
la banque un bien mobilier (ou immobilier) en guise de garantie (valeurs
mobilières, contrat d'assurance vie, ...). En cas de défaillance de
l’emprunteur, la banque pourra saisir les biens nantis et les revendre.
Notaire : C’est un officier public dont l’intervention est obligatoire dans toute
mutation immobilière. Il est chargé de rédiger les actes de vente, de réunir toutes les pièces administratives nécessaires à la transaction (certificat
d'urbanisme, extrait de cadastre, etc…) et de vérifier diverses informations
juridiques et d’ordre administratif. Il a également un rôle de conseil. S’il peut
intervenir légalement comme intermédiaire dans une négociation, ce rôle est
contesté notamment par certains notaires considérés comme puristes de la
conservation de l’esprit notarial. Il facture les « frais de notaire » à l'issue de
la vente.
Nue propriété : Elle représente une partie de la pleine propriété.
O
Obligation Assimilable du Trésor (OAT) : Ce sont des emprunt de l'Etat
français émis pour une durée longue (de 7 à 30 ans). Le taux d'intérêt des
OAT est généralement utilisé comme référence pour calculer le taux de votre
crédit à taux fixe.
Offre de prêt : Ce document doit obligatoirement vous être adressé par la
banque prêteuse. Elle précise toutes les caractéristiques de votre crédit.
Après réception de ce document, vous devez respecter un délai de réflexion
de 10 jours avant d'accepter ou non l'offre. Ce délai, qui a pour but de
protéger les emprunteurs, ne peut être réduit. La rédaction de l'offre de prêt
est strictement réglementée. De nombreux éléments doivent y figurer : le
TEG, la nature du prêt, son montant, la durée d'emprunt, les pénalités de
remboursement anticipé, le coût total du crédit ainsi que le caractère et le
coût des frais annexes (garanties, assurances, frais de dossier, ...etc…)
P
PIBOR : C’est le taux auquel les banques se refinancent sur la place de
Paris. Il a été remplacé par l'Euribor, l'indice Européen comparable. Le PIBOR
a servi dans le passé d'indice de référence pour de nombreux prêts à taux
révisables.
Pleine propriété : C’est la propriété complète d’un bien, représentée par la
somme de la nue-propriété et de l’usufruitier.
Prêt 1% logement : Le prêt 1% logement est un prêt très intéressant pour
le futur emprunteur. Il est accordé sans condition de ressources. Son
montant est cependant limité. Les taux proposés sont très en dessous des
taux normaux. Le logement financé par ce prêt doit constituer la résidence
principale de l’emprunteur.
Prêt à échéances constantes : C’est un prêt à taux et à mensualités fixes.
Le montant des mensualités reste identique pendant toute la durée du prêt.
Prêt à échéances progressives : C’est un prêt à taux fixe et à mensualités
croissantes. Le montant des mensualités (remboursements) augmente
chaque année, selon un échéancier contracté à la signature du contrat de
prêt. Cette formule permet d'alléger vos mensualités pendant les premières
années de remboursement et de les alourdir ensuite en spéculant sur une
hausse de vos revenus futurs.
Prêt amortissable : Le remboursement du capital est étalé dans le temps.
Pendant la durée du prêt, vous remboursez le capital et les intérêts. Pour les
prêts à échéances constantes, la part des intérêts diminue avec le temps,
alors que la part du capital augmente. L’ensemble est synthétisé dans le
tableau d’amortissements. Il constitue la majorité des prêts octroyés par les
banques.
Prêt conventionné : C’est un prêt consenti sans condition de ressources et
pouvant financer jusqu'à 90% du montant de l’achat. Il ouvre droit à l'Aide Personnalisée au Logement (APL). Le prêt d'Accession Sociale (PAS) est une
forme de prêt conventionné soumis à des conditions de ressources.
Prêt à taux 0 : Il est destiné à financer l’habitation principale et se trouve
soumis à des conditions de ressources et de plafond.
Prêt in fine : Il s'agit d'un prêt dont on ne rembourse, pendant toute sa
durée, que les intérêts. Le capital n'est pas amorti mais est remboursé en
totalité, en une seule fois, à l'échéance. Les mensualités pendant la durée du
crédit sont de ce fait plus faibles. Les intérêts payés sont donc plus élevés
que pour un prêt amortissable. Ce type de prêt est souvent mis en place
pour les revenus locatifs afin de les défiscaliser.
Prêt modulable : C’est un prêt à taux fixe et à mensualités modulables. Il
ouvre la possibilité, pendant toute la durée du prêt, d'augmenter ou de
diminuer le montant des mensualités.
Prêt multipalier : C’est un prêt à taux fixe dont les mensualités peuvent être ajustées en fonction des remboursements des autres emprunts. Il est
possible de le « contracter » pendant les 7 premières années de façon à ce
que la charge de remboursement ne soit pas trop lourde. Ce prêt permet
d'égaliser les remboursements sur une longue période.
Prêt relais : C’est une avance permettant à l’emprunteur, déjà propriétaire,
d'acheter un nouvel immeuble en attendant de vendre son logement actuel.
Sa durée maximum est généralement limitée à 2 ans.
Plan d’occupation des sols (POS) : Il s’agit d’un document d'urbanisme
réglementant l'utilisation des sols d'une commune. Il va être remplacé peu à
peu par les PLU (Plan Local d’Urbanisme)
Plan local d’urbanisme (PLU) : Il s’agit d’un document d'urbanisme
réglementant l'utilisation des sols d'une commune. Il va remplacer peu à peu
les POS.
Privilège de prêteur de deniers (PPD) : C’est une garantie donnée à la
banque par priorité sur tous les autres créanciers et sur toutes les autres
garanties en cas de défaut de paiement de votre part. Comme l'hypothèque,
le titulaire d'un PPD pourra obtenir la revente du bien et prélever par priorité
sur cette vente le montant restant à rembourser par l'emprunteur.
Promesse unilatérale vente : C’est un acte par lequel un vendeur
s'engage, pour une durée déterminée (généralement 3 mois), à ne vendre à
personne d'autre qu'au candidat acquéreur. Elle précise les conditions de la
vente du bien. A la signature de la promesse, l'acheteur devra verser une
indemnité d'immobilisation représentant généralement 10% du prix de
vente. Cette formule est moins contraignante pour l'acquéreur que celle du
compromis de vente ou (promesse synallagmatique), qui est une vente
ferme et définitive. Elle offre la possibilité de se rétracter une fois la
promesse signée, en abandonnant l'indemnité d'immobilisation au vendeur.
Promoteur : C’est un professionnel de l'immobilier qui réalise la
construction d’immeubles dans le but de les revendre.
Publicité foncière : C’est une formalité administrative qui consiste à
enregistrer les actes au bureau des hypothèques et destinée à rendre
opposable aux tiers les changements de propriété ou d'ordre juridique d'un
bien immobilier. Il y a obligation de publicité foncière notamment lors de la
vente ou de la cession d’un bien ou lors de prises d'hypothèques.
R
Résidence principale : En droit fiscal elle représente le logement occupé en
permanence (c'est-à-dire au minimum 8 mois par an) et, par extension, le logement où vous êtes domicilié fiscalement.
Résidence secondaire : En droit fiscal c’est le logement où vous n'habitez
que temporairement.
S
Séparation de biens : C’est le régime matrimonial par lequel les époux
décident que leurs biens ne seront pas mis en commun.
Succession : C’est l’acte de transmission des biens d’une personne décédée.
Désigne aussi la valeur de ce patrimoine.
Surendettement : Il y a surendettement lorsque les mensualités d’un
emprunt sont telles que l’emprunteur ne peut plus en assurer le
remboursement. lusieurs solutions s'offrent au surendetté :
- négocier avec les créanciers et obtenir un rééchelonnement du prêt le cas échéant.
- saisir la commission de surendettement des particuliers (une par
département) qui pourra suspendre toutes les poursuites engagées et qui
sera chargé de mettre en place un règlement à l'amiable. Le tribunal
d’instance est compétent pour ce type de litiges.
Synallagmatique : Se dit d’un contrat qui comporte des obligations
réciproques.
Syndic de copropriété : Elu par le syndicat des copropriétaires, il
représente légalement l’ensemble des copropriétaires.
T
Taux capé : C’est une forme de taux révisable instauré par les banques pour
protéger leurs clients contre une trop forte hausse des taux. Le taux du prêt
est révisé périodiquement mais il ne peut dépasser un cap ou plafond défini
lors de la signature du contrat. Ce prêt offre un taux de départ plus élevé
qu'un prêt révisable sans couverture mais offre en échange une plus grande
sécurité.
Taux d’intérêt : C’est le taux permettant de calculer les intérêts d'un
emprunt.
Taux fixe : C’est un taux qui reste constant sur toute la durée du prêt.
Plusieurs formules sont possibles: prêt à échéances constantes, à échéances progressives ou modulable.
Taux variable : Dans ce système le taux d'intérêt est révisé
périodiquement, en général chaque année à la date anniversaire du prêt en
général, en fonction de l'évolution d'un indice de référence. (En général,
l'Euribor, qui correspond au taux auquel les banques se prêtent de l'argent).
Taux nominal : C’est le taux d'intérêt de base du prêt. Il n'inclut pas les
frais de dossier, d'assurance et de garantie.
Taxe d’habitation : C’est la taxe payée par l'occupant d'un logement
meublé au 1er janvier de l'année d'imposition, (soit en qualité de propriétaire
soit de locataire). Son montant se calcule en multipliant la valeur locative du
logement par un taux fixé chaque année par la commune. On est exempté
de la taxe d'habitation si le logement est inoccupé et non meublé au premier
janvier.
Lors des ventes immobilières, la taxe d’habitation est due par le propriétaire
au 1er janvier.
Taxe foncière : C’est une taxe payée par le propriétaire d'un logement au
1er janvier de l'année d'imposition. Certains logements, notamment la
plupart des logements sociaux, en sont exonérés. Son montant se calcule en
multipliant la valeur locative du logement par un taux fixé chaque année par
la commune. Lors des ventes immobilières, la taxe foncière est généralement
partagée au prorata de l’année civile entre vendeur et acheteur.
Tableau d’amortissement : Ce tableau détaille pour chaque échéance, le
montant de la mensualité, la répartition du remboursement entre le capital,
les intérêts, les assurances, et le montant du capital restant à rembourser.
Ce document doit obligatoirement figurer dans l'offre de prêt.
Titrisation : C’est une technique financière consistant principalement à
financer ou refinancer des dettes par appel aux marchés financiers en créant
des titres. Cette technique qui, utilisée pour faire face aux crédits abusifs
Américains dits « subprimes », a mis au bord du gouffre en 2007-2008 un
certain nombre d’établissements financiers.
Tontine : Cette clause permet (souvent aux concubins) lors d’un achat
immobilier de prévoir que ce dernier reviendra sans indemnité au survivant.
La fiscalité y attachée est très favorable.
V
Valeur locative : Cette référence fiscale et cadastrale sert à calculer les
taxes d'habitation et foncière. Ce terme peut aussi désigner la valeur d’un
bien immobilier en regard de sa rentabilité locative.
Vente en l’Etat Futur d’Achèvement (VEFA) : C’est un terme définissant
la vente d'un logement neuf dont la construction est en cours d’achèvement
ou en projet.


